Compte rendu de la réunion de la section Corée des Conseillers du Commerce Extérieur de la France du 11 DECEMBRE 2009

1. Evénements/ Visites:
- 15 décembre : En marge du sommet de Copenhague, le MEDEF reçoit à Paris le Ministre Coréen de l’Environnement pour un petit déjeuner de travail.
- 27-28 février : Séminaire préparatoire au G20 à Séoul avec rencontre des Directeurs du trésor.
- La réunion Asie du Nord des CCE aura lieu à Tokyo les 23 -24 Avril . Le thème retenu est l’Innovation. A noter la participation pour la première fois de la section Mongolie.


2. Green Economy
Parmi les secteurs d’interet possible pour les societes francaises , ont été listés :

-Production d’énergie
-Récupération de CO2
-Nucléaire
-Hydraulique
-Eolien : dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, les Coréens étant avant tout des assembleurs , les opportunités résident principalement dans les composants.
-Solaire
-Bâtiment – Habitat : mais problème de norme. Une démarche actuellement fondée sur le volontariat donc peu porteuse. Le gouvernement a dans ce domaine la volonté de garder une position économiquement neutre. Un besoin pourrait être celui d’expertise et d’ingénierie.
-Efficience énergétique dans le domaine industriel : il y a sûrement plus d’opportunités dans ce domaine où le côut d’exploitation prédomine, à la différence de l’habitat.
-Alimentaire – Pêche - pisciculture
-Tourisme vert
-Eau – traitement des boues.
-Transports publics [ tramways , VAL …]
-A noter que de très nombreuses opportunités concernent en Corée les fourniseurs de biens intermédiaires, par exemple les résines pour peintures sans solvants , les techniques de séquestration , les silices pour pneus verts . Ces sociétés BtoB sont difficiles à classer dans un secteur aval spécifique qu’elles ont vocation à fournir : Automobile, Métallurgie, Chimie, peintures etc… En revanche , elles répondent déjà à une demande du marché coréen et on peut se demander si le green growth agenda offrira de réelles opportunités supplémentaires.

Quelques remarques sur ce marché :
-Les Coréens s’y lancent lorsqu’ils y ont un intérèt à l’export
-la green economy est vue avant tout comme un moteur de croissance pour la Corée
-la coopération sur les marches export avec les grands groupes coréens est considérée comme un angle d’attaque pour les entreprises francaises
-L’économie coréenne est déjà mûre sur le secteur et tous les leaders y sont présents
-Les normes laissent une grande flexibilité
-Besoin d’expertise sur les analyses , bilans énergétiques etc..
-Le FTA peut donner des cartes à jouer sur les fourniture de produits intermédiaires (composants , solvants etc…)

En première conclusion : Il y a besoin d’un véritable lobbying sur les normes. Compte tenu des positions fortes prises par les grands acteurs , il y aura peu d’opportunités de grands projets clefs en main qui eux resteront coréens sauf peut-être dans les transports . En revanche , il y a à l’évidence de nombreux marchés de niches, en particulier sur les composants et produits intermédiaires qui peuvent représenter autant d’opportunités pour les entreprises françaises.